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Les députés de l’Union des Comores sont descendus dans la rue ce jeudi 15 mai pour manifester contre l’arrivée à
Moroni d’une mission ministérielle française, attendue le même jour dans l’après-midi à 15h 45 (heure des Comores).
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COMORES INFOS
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Les députés de l’Union des Comores sont descendus dans la rue ce jeudi 15 mai pour manifester contre l’arrivée à
Moroni d’une mission ministérielle française, attendue le même jour dans l’après-midi à 15h 45 (heure des Comores).
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Il s'appelait Taoufiki, il avait 19 ans, il est mort samedi après-midi après un passage à tabac exécuté comme une séance de torture. Ce jeune Comorien a été retrouvé, vendredi soir, dans une cave de la cité des Iris (14e ). Inanimé, le corps bleui d'ecchymoses, son visage était plongé dans une bassine d'eau où il a suffoqué de longues minutes sans doute.
Transporté en état d'hypothermie sévère à l'hôpital Nord, il n'a pas survécu à son supplice. Quel mobile a pu conduire les auteurs de cette exécution barbare ? Règlement de comptes entre dealers ? Lutte de territoires entre caïds sur le marché de la drogue ? La famille de Taoufiki Mohamadi n'y croit pas. "C'est à la fois plus simple, et plus abominable", avance son avocat, Me Yann Prévost. Taoufiki était selon lui, "un jeune tranquille, fils aimé et respectueux d'une famille de 8 enfants".
L'enquête confirme que ce jeune homme en recherche d'emploi, qui vivait chez ses parents aux Iris, n'avait jamais eu de problèmes avec la police. "Mais récemment, il a été approché, car il avait l'âge, par le réseau de trafiquants du quartier". Taoufiki, hésite. Peut-être accepte-t-il d'accomplir quelques missions. Puis il se ravise, refuse d'obéir à la loi du gang. Acte de rébellion inadmissible pour les petits caïds du quartier, d'autant que Taoufiki se lie d'amitié avec des jeunes d'un autre quartier, une bande rivale. Il n'en faut pas plus pour passer pour un traître.
"C'est tout. Et c'est à cause de ça que Taoufiki a été torturé à mort…", assure Me Prévost. D'après d'autres sources aux Iris, le jeune homme aurait été agressé une première fois, puis à nouveau vendredi dernier. Ce jour-là, il aurait d'abord réussi à échapper à ses bourreaux, avant d'être rattrapé, et subir sa "punition"...
De nombreux habitants de la cité auraient été témoins de cet enlèvement. Beaucoup connaîtraient le
nom des coupables. Mais depuis le drame, la peur et la loi du silence scellent les bouches, ce qui fait obstacle à la progression de l'enquête. Aujourd'hui, la famille Mohamadi appelle ces gens à
témoigner: "Taoufiki est mort parce qu'il a voulu résister aux gangs. Cette mort doit être un symbole pour les habitants du quartier".
Toute personne ayant été témoin des faits ou pouvant apporter des éléments utiles, dans l'enquête concernant le meurtre qui a eu lieu à
la cité des Iris à Marseille, est prié de contacter la Sûreté départementale, brigade de répression des atteintes aux personnes (Brap) au 04 91 39 83 50.
"L'anonymat peut être garanti" précisent les enquêteurs. Depuis le début de cette affaire, la
police est confrontée au mutisme des habitants de la cité des Iris (14e), dont certains auraient pu être témoins du meurtre de Taoufiki Mohamadi.
A l'issue des funérailles de la victime, organisées ce matin au cimetière St-Pierre, la famille du défunt a également lancé ce matin un appel à témoins.
AFP
et la provence ( février 2008)
Le président déchu d'Anjouan, Mohamed Bacar, a été écroué vendredi sur l'île française de la Réunion suite à "une demande d'arrestation aux fins d'extradition" formulée par la justice comorienne, a annoncé le parquet de Saint-Denis-de-la-Réunion.
"Cette incarcération fait suite à une demande d'arrestation aux fins d'extradition, formulée par le ministre de la Justice des Comores, auprès du gouvernement français", a déclaré à la presse le procureur adjoint Jean-Robert Dobanton.
En l'absence d'accord d'extradition entre la France et les Comores, la demande d'arrestation a emprunté la voie diplomatique.
Les autorités comoriennes ont désormais un mois pour faire parvenir le texte de la demande, suite à quoi la chambre d'accusation de la Cour d'appel de Saint-Denis statuera, selon le parquet. En cas d'avis positif, la demande sera alors transmise au Premier ministre.
Cette mesure d'écrou extraditionnel concerne également 21 personnes qui accompagnent Mohamed Bacar, depuis son départ de l'île d'Anjouan, le 27 mars dernier, selon
M. Dobanton, précisant que ces personnes ont été réparties entre deux maisons d'arrêt de la Réunion.

Source:www.edicom.ch et AFP (04/04/2008)
Cette fois-ci, les pieds nus et les tongs orange ont été remplacés par des nu-pieds militaires. Pas encore l’équipement adéquat pour un chef d’État et ses hommes en fuite, mais au moins de quoi leur redonner un minimum de dignité. C’est une nouvelle fois avec un dispositif d’accueil digne d’une rock-star menacée de mort que Mohamed Bacar et ses hommes ont passé les fourches caudines d’un tribunal réunionnais. Lentement, ils sont entrés dans le bâtiment du tribunal administratif. Mais dans une position offensive, celle d’hommes qui cherchent à éviter le sort qui attend les soutiens de l’ancien régime aux Comores. Une position couronnée de succès. En effet, le tribunal administratif a prononcé, hier après-midi, un non-lieu à statuer sur la requête en annulation de l’arrêté de reconduite à la frontière. En termes moins barbares, cela signifie que la préfecture a décidé de retirer l’arrêté qui voulait renvoyer Bacar et ses hommes aux Comores. “C’est une victoire”, soulignent les avocates des Anjouanais, Mes Bentolila, Briot et Sandalom. “On évite le pire : le retour aux Comores où ils risquaient la mort. Le nouvel arrêté est moins dangereux pour nos clients. Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus le même.” D’enjeu, il sera question en fin de semaine. Aujourd’hui, les conseils des exilés vont déposer un recours en annulation contre un nouvel arrêté préfectoral publié avant-hier soir. Celui-ci prévoit une reconduite à la frontière pour les 23, “dans tout pays prêt à les accueillir”. Comores exclues, donc, bien que selon des témoins qui partagent leur quotidien, plusieurs exilés ont émis le souhait de rentrer à Anjouan, où se trouvent leurs familles, peu importent les risques. Les tractations diplomatiques sont d’ailleurs en cours entre la France et les pays prêts à accueillir les fugitifs. Par ailleurs, le tribunal administratif a rejeté la demande d’autorisation provisoire de séjour déposée par les avocates des Anjouanais. Ce pour une raison de procédure. Les avocates demanderont à nouveau un titre de séjour provisoire lorsque le tribunal administratif examinera la requête en annulation contre l’arrêté de reconduite à la frontière. L’audience aura lieu d’ici à la fin de la semaine. L’ex-président et ses partisans sont alors repartis comme ils étaient venus. Conduits par les gendarmes, sous haute protection, direction la base aérienne 181, en attendant avec impatience la suite du tourbillon judiciaire et médiatique qui les accompagne depuis qu’ils ont posé le pied en terre réunionnaise. Dehors, les anti-Bacar et pro-Sambi continuent à accompagner de huées les déplacements du président déchu. Samedi à 14 h, place des Droits de l’homme, une manifestation pour un procès de Bacar à Anjouan se tiendra à Saint-Denis. Les Droits de l’homme, voilà ce dont il sera question pour protéger les fugitifs. Quant à leurs présumées exactions perpétrées à Anjouan, il n’en a pas encore été question…
Julien Balboni
Les scénarios possibles La décision de l’Ofpra. L’Office français de protection des réfugiés et apatrides aura la tâche d’examiner la demande d’asile politique des 23. Trois possibilités :
asile, protection subsidiaire, ou rejet de la demande. La décision de l’Ofpra suspend toute mesure de reconduite à la frontière. Deux agents de l’Office sont arrivés dans l’île. Ils mettront
probablement plusieurs semaines pour rendre une décision qui s’annonce décisive. La reconduite à la frontière. Elle est encore possible. Les avocates des 23 déposeront aujourd’hui une requête en
annulation, se déclarant “optimistes” quant à une issue « heureuse » pour leurs clients. La requête sera examinée par le tribunal administratif d’ici la fin de la semaine. Néanmoins,
les exilés vont passer leur journée à remplir des dossiers pour trouver un pays d’accueil. Parmi les destinations possibles, murmurées dans les couloirs, Madagascar, le Tchad, et toujours
l’Afrique du Sud. Les trois personnes dont la famille vit en France, parmi lesquelles Mohamed Bacar, ont plus de chances d’obtenir un titre de séjour. L’assignation à résidence. Toujours en
cours. Jusqu’à nouvel ordre, les 23 sont accueillis à la base aérienne 181, où ils sont nourris, logés et habillés. Ils sont cependant considérés comme libres par la justice.
Source: www.clicanoo.com (03/04/2008)
L’autorisation provisoire de séjour a été refusée à Mohomed Bacar par le tribunal de Saint-Denis de la Réunion,
mercredi. L’ex-président de l’île d’Anjouan aux Comores et les 22 hommes qui l’accompagnent font l’objet d’un arrêté de reconduite à la frontière. Une requête contre la décision devrait être déposée devant le tribunal administratif
Source: www.afrik.com
Aucune agence de voyages, maritime ou aérienne, n`a désormais le droit de transporter des Comoriens dits "clandestins"
venant de l`île de Mayotte, a déclaré la vice-présidence comorienne chargée du Ministère des Transports dans une note parvenue mercredi à la PANA à la Moroni.
"C`est pour des raisons de sécurité que nous avons pris cette mesure", a expliqué le Secrétaire général au département des Transports à la vice-présidence, M. Abdillah Mouigni, qui a prévenu que
les contrevenants s`exposeront à des sanctions, dont le refoulement des passagers vers le lieu de leur embarquement.
Après l`intervention de l`armée comorienne à Anjouan le 25 mars dernier et la fuite du colonel Mohamed Bacar, le lendemain, vers Mayotte, les autorités comoriennes avaient mis en place un certain
nombre de mesures de sécurité aux frontières, notamment pour les passagers en venant de Mayotte.
Source:
www.angolaress-angop.ao (03/04/2008)
Le colonel Mohamed Bacar (AP)
Le président déchu de l'île comorienne d'Anjouan, Mohamed Bacar, et ses hommes ont été assignés à résidence samedi à La Réunion dans une enceinte militaire après que le tribunal correctionnel de Saint-Denis a prononcé l'annulation de la procédure engagée contre eux notamment pour détention d'armes.
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a annoncé dans la soirée que le parquet ferait appel de ce jugement et indiqué que d'autres informations judiciaires les concernant pourraient être ouvertes.
Le colonel Bacar et ses 22 hommes ont quitté le palais de justice dans des fourgons de la police, a constaté le correspondant de l'AFP.
Ils font "l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière avec assignation à résidence dans une enceinte militaire sous surveillance de la gendarmerie", a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la préfecture de La Réunion, Michel Theuil.
M. Bacar et ses hommes resteront assignés à résidence en attendant "l'examen de leur demande d'asile politique par les officiers de l'Ofpra" (Office français de protection des réfugiés et apatrides), a-t-il ajouté. Il n'a pas précisé s'ils seraient renvoyés aux Comores au cas où leur demande serait rejetée.
Le tribunal correctionnel de Saint-Denis a annulé samedi pour vice de forme la procédure engagée contre l'ex-homme fort d'Anjouan et ses hommes pour "entrée irrégulière" à Mayotte et "détention d'armes".
Cette décision a provoqué la colère d'une centaine de manifestants comoriens à l'extérieur du palais de justice, qui ont accusé la France d'être "complice" de l'ex-président et ont brandi un cercueil.
Pour annuler la procédure, le tribunal s'est rangé à l'avis de l'avocate de la défense, Me Marie Briot, qui avait mis en cause la prolongation de la garde à vue du colonel et de ses hommes dans la nuit de vendredi à samedi, au commissariat de Saint-Denis.
Me Briot avait estimé que cette prolongation constituait une "atteinte aux droits de la défense", aucun acte de procédure n'ayant été établi après qu'elle eut été décidée. Le colonel Bacar et ses hommes avaient été placés en garde à vue dans la nuit de jeudi à Saint-Denis, après leur arrivée dans un transall de l'armée de l'air française.
Leur garde à vue avait été prolongée samedi. Selon le procureur de la République, François Muguet, cette prolongation leur avait permis de "bénéficier de la présence d'un médecin et des avocats".
M. Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002 mais dont la réélection en juin 2007 a été jugée illégale par l'Union des Comores et l'Union africaine (UA), a été renversé lors d'une opération militaire mardi.
Lui et ses hommes avaient alors fui avec leurs armes -notamment des fusils Kalasnikov- pour Mayotte, île française distante de seulement 70 km, avant de les remettre à la gendarmerie.
Vêtu d'un polo et d'un pantalon beige, chaussé de tongs, le président déchu, 46 ans, était entouré sur le banc des prévenus par sa garde rapprochée, la plupart pieds nus et en bermuda.
Interrogé par des journalistes pendant une interruption d'audience, le colonel Bacar a déclaré avoir un "moral d'acier".
A la question "avez-vous peur d'être renvoyé aux Comores ?", il a répondu: "aux Comores, oui".
Une centaine de manifestants comoriens ont déployé devant le palais des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "stop à l'humilitation du peuple comorien, la France complice"
ou "expulsez l'animal".
Source: AFP et lexpresse.fr (30/03/2008)
Le président déchu de l'île comorienne d'Anjouan, le colonel Mohamed Bacar, sera déféré devant la justice samedi à Saint-Denis-de-la-Réunion, a indiqué vendredi à la presse le procureur de la République. Vingt-trois autres personnes, essentiellement des militaires, l'ayant accompagné dans sa fuite, seront également présentées à la justice, a précisé le procureur François Muguet.
Le colonel Bacar et ces 23 personnes, à qui il est reproché d'être entré illégalement sur le territoire français (bacar s'était réfugé chez son frère) le 26 mars à Mayotte en possession d'armes, ont été placées en garde à vue aussitôt après avoir atterri à La Réunion, où ils avaient été transférés dans la nuit de jeudi à vendredi par avion militaire français.
Mohamed Bacar a demandé l'asile politique à la France.
La France
"étudie la demande d'asile politique" de M. Bacar, avait déclaré un peu plus tôt M. Jégo, à son arrivée à la Réunion.
A l'issue de sa garde à vue, samedi, il sera déféré devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis et poursuivi pour
"séjour sans titre, importation, port et transport d'armes prohibées", selon le procureur. Des faits passibles de cinq ans de détention maximum.
Les Comores ont réclamé dès jeudi matin son extradition pour le juger.
Mais Moroni est décidée
à traduire le colonel Bacar devant la justice comorienne.
Par ailleurs, la situation était redevenue calme vendredi à Mayotte après le départ du colonel Bacar, dont la présence
sur l'île avait provoqué la veille des manifestations qui ont fait 18 blessés, dont un grave.
Source: AFP (28/03/2008)
Au lendemain du lancement de l'opération Démocratie aux Comores, qui a permis de prendre le
contrôle de la majorité d'Anjouan, une opération était en cours et des tirs étaient entendus dans la zone de Ouani, à environ 3 km au nord de la capitale Mutsamudu.
L'ex-homme fort d'Anjouan, Mohamed Bacar, était toujours recherché mercredi à Anjouan.
"Les troupes sont en opération pour nettoyer le secteur de la présidence (de M. Bacar) et sécuriser la zone", a précisé à l'AFP le porte-parole de l'Armée nationale de développement (AND) comorienne, Ahmed Sidi, joint par téléphone sur l'île voisine de Mohéli..
Un bateau armé d'un canon lourd de l'armée fédérale comorienne et des troupes mandatées par l'Union africaine (UA) se
rapprochait de la côte devant Ouani apparemment pour participer au bombardement.
Selon des habitants
interrogés par l'AFP, les tirs se concentrent sur la zone de Barakani, où se trouve la résidence privée du président d'Anjouan, Mohamed Bacar, contre lesquelles les forces comoriennes et les
contigents africains ont lancé l'offensive mardi à l'aube.
Le gouvernement fédéral comorien a affirmé mardi soir avoir pris le contrôle à Anjouan de la résidence du colonel Bacar, qui ne s'y
trouvait pas au moment de l'offensive.
Une forte tension régnait à Mutsamudu, où des tirs étaient
entendus sur les hauteurs de la médina. Une colonne d'une centaine de soldats tanzaniens avançaient vers cette zone dans une apparente opération de ratissage.
Environ 200 militaires tanzaniens, à bord de véhicules et à pied, patrouillaient dans le centre de la capitale. Un dispositif de sécurité particulier a été mis en place au port.
Des tensions étaient aussi perceptibles dans la population dans certains quartiers de la ville sur fond de règlements de comptes contre des personnes soupçonnées d'être "pro-Bacar".
Les forces comoriennes et africaines avaient pris mardi le contrôle de Mutsamudu sans rencontrer de grande résistance.
Depuis le début de l'opération, au moins huit blessés civils par balles et par éclats
d'obus, a-t-on appris mercredi de source médicale à Anjouan.Trois civils ont été acheminés par ambulance mercredi matin au centre hospitalier régional
d'Anjouan, situé à Hombo, dans la banlieue de Mutsamudu. Parmi ces personnes, toutes originaires de Ouani et blessées par balles ou par éclats d'obus,
figuraient notamment une petite fille et une jeune fille blessée au bras. Selon une source hospitalière, cinq blessés civils avaient été admis mardi. Ils sont
tous originaires de la zone d'Amirosy, sur la route entre la capitale et Ouani, théâtre de combats mardi.
Source: AFP (26/03/2008)
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