Jeudi 3 avril 2008
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Cette accusation émane du Parlement, après l'annulation, samedi, par un tribunal de la
Réunion, en raison d'un vice de forme, de la procédure engagée contre le président d'Anjouan en exil.
Le colonel Mohamed Bacar (AP)
Le parlement de l'Union des Comores a accusé mercredi 2 avril la
France d'avoir exfiltré vers Mayotte le président déchu de l'île d'Anjouan, Mohamed Bacar, pour lui permettre d'échapper à la justice comorienne.
"L'assemblée de l'Union condamne avec fermeté l'acte malveillant perpétré par la France qui a consisté à exfiltrer le colonel Mohamed Bacar d'Anjouan dans le but de le soustraire à la justice
comorienne," selon un communiqué signé du vice-président du parlement fédéral, Dhoifir Houmadi.
Le parlement comorien a également épinglé l'exécutif de l'Union pour n'avoir pas consulté les députés dans sa gestion de la crise et agi dans "une opacité totale" notamment en nommant le
président intérimaire d'Anjouan.
Un tribunal de Saint-Denis de la Réunion a annulé samedi pour vice de forme la procédure engagée contre l'ex-homme fort d'Anjouan et ses
hommes pour "entrée irrégulière" à Mayotte et "détention d'armes".
L'épisode a engendré de vives tensions entre Paris et Moroni.
Des manifestations contre le rôle présumé de la France se sont déroulées dans l'archipel comorien suite à la fuite de Mohamed Bacar, tandis que le ministre de la Justice Mourad Said Ibrahim a
accusé la France de "dérouler le tapis rouge" au colonel, recherché aux Comores, entre autres, pour torture.
L'Union des Comores a riposté en annonçant mercredi l'interdiction du rapatriement des clandestins en provenance de Mayotte.
Mayotte est la quatrième île de l'archipel mais était restée française lors de l'indépendance des Comores en 1975 et est devenue un Eldorado attirant les clandestins, dont de nombreux
Comoriens.
Source:
www.nouvelobs.com (03/04/2008)
Par Zalhy
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